Evaluer la microfinance - Benoît Granger, MicFin

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

1 3 1 - France - la demande

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi 28 août 2009

autoentrepreneur, les premières dérives

mon voisin Benoît Willot a déniché le premier papier (à ma connaissance) sur les dérives dans l'utilisation du statut d'autoentrepreneur. Je suis particulièrement sensible à la description qu'il s'agit d'étudiants ou de jeunes diplomés.

samedi 18 juillet 2009

Artisan et concurrence déloyale de l'autoentrepreneur - spectaculaire

C'est Benoît Willot qui a déniché cet article. C'est spectaculaire. Le même service rendu par un retraité auto-entrepreneur (qui n'a aucun plancher en termes de prix de revient) et un artisan (qui fait travailler un salarié) condamne le second à arrêter son exploitation.

Le ministre Novelli a commencé à transiger avec les artisans, ce qui est une bonne chose semble-t-il, car il y a, à terme, de graves questions de responsabilité professionnelle derrière les travaux faits par les uns et par les autres...

Exemple : la décennale d'un auto-entr, vous la voyez comment, vous ? ;-)

mercredi 7 janvier 2009

RSA : Jean Gadrey est furieux, y compris vis à vis de ses collègues économistes

Il ya de nombreux "clients" futurs de la microfinance parmi les titulaires (ou futurs ?) du RSA. C'est pourquoi les analyses sur cette "population" méritent de l'attention. Dans certains cas, on va encourager les Rmistes à "s'installer" sous la forme d'autoentrepreneurs : c'est tellement, tellement simple, nous dit Novelli. Or les économistes sont, en général, assez favorables dans leurs anticipations à la mise en place du RSA, ce nouvel "anti-trappe".

C'est d'autant plus important de lire Jean Gadrey, qui n'est pas un tendre mais qui a une réelle réputation scientifique. Son dernier billet sur son Blog d'AlterEco ne fait pas dans la dentelle.

Il attaque sec ses chers confrères économistes dès la première phrase :

Martin Hirsch a quelques bons amis parmi les économistes. Quand il veut une évaluation positive de « son » RSA, c’est exclusivement à eux qu’il fait appel. Yannick L’Horty fait partie de ce cercle. Il a publié en octobre dernier, avec Denis Anne, une étude à la gloire du RSA. L’analyse semble très fouillée… à ceci près qu’elle « oublie » tout ce qui pourrait contredire les conclusions !

Et le billet continue sur les preuves. Oubli, notamment, des frais de garde d'enfants et de transports liés à la reprise d'un emploi --ce qui est pourtant élémentaire !

Et Gadrey enfonce le clou :

On devrait obliger ces économistes qui « simulent » le sort des chômeurs à en rencontrer de temps en temps. Ils constateraient alors 1) que l’incitation financière au travail est beaucoup moins décisive qu’ils ne le pensent (surtout quand les emplois font défaut !) et 2) que leurs simulations de coûts passent à côté de dimensions essentielles du quotidien. Dans une enquête commanditée par Martin Hirsch en décembre 2007, près de 20 % des chômeurs estimaient que les dépenses supplémentaires liés à la reprise d’emploi (transports et gardes d’enfants) excédaient les gains attendus des emplois proposés. Il est donc injustifiable d’oublier ces dépenses dans une analyse économique.

(passage grassé par moi)

Les analogies avec la situation de micro-entrepreneurs est évidente. Pour ne garder que l'hypothèse de la femme seule avec enfants qui se déclarerait en auto-entrepreneur, la catastrophe est proche !

MàJ : les auteurs de l'étude répondent, puis Gadrey répond à nouveau. Finalement, la controverse porte plus sur l'importance relative des critères et la façon de les présenter. Je penses personnellement que Gadrey a raison sur un point crucial. Les personnes qui hésitent entre RMI et boulot et qui sont souvent dans la pire situation sont les femmes seules avec enfants. Sortir une étude en indiquant (assez discrètement) que l'on ne tient pas compte du cout de la garde des enfants en cas de reprise d'un emploi rend l'étude assez inutile --en tous cas, si on s'en sert pour dire que le RSA, c'est vachement bien et positif à tous les coups !

lundi 29 septembre 2008

Claude Alphandéry : le RSA et les micro entrepreneurs

Il publie une tribune dans Libération d'aujourd'hui sur le RSA. L'appréciation est équilibrée, mais il pointe l'une des insuffisances du texte : les micro entrepreneurs n'y auront pas accès. Alors que c'est une des formes de "working poors" qui se développe à vive allure, parmi les créateurs d'entreprises de plus en plus nombreux : ceux qui créent à partir d'une situation de difficulté personnelle (chômeurs de longue durée, par exemple) et qui ne parviennent pas à se créer un revenu décent. Du moins pas avant longtemps.

Ce sont notamment certains des clients de l'ADIE.