Evaluer la microfinance - Benoît Granger, MicFin

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mercredi 10 mars 2010

Jean-François Moulin et le microcrédit - pas si dépassé que ça par rapport aux besoins en fonds propres

Mon voisin de blog Benoît Willot épingle (gentiment) Jean-François Moulin, et je le cite parce que le dernier article de ce dernier m'avait fait sourire --mais, flemme de ma part, BW a dégainé avant moi.

Le dernier papier de JF Moulin et al est paru dans les Echos dernièrement, c'est ici. Pourquoi les banques françaises devraient se mettre à la microfinance, demande l'ancien banquier ? Parce que sinon, ce sont des organisations spécialisées qui vont leur piquer ce marché ! Alors que dans un papier paru dans le même quotidien en 2008, Moulin disait de façon un peu paradoxale que la MF, "c'est une solution dépassée" : il faut des fonds propres à ces micro entrepreneurs , et non de la dette.

D'accord, il s'agissait de la MF dans les pays du Sud ; alors qu'aujourd'hui JF Moulin (ancien banquier : il a dirigé la Banque populaire de l'Ouest, avant de fonder la chaire Microfinance d'Audencia --chapeau bas !) traite de la la MF en France. Mais cela dit, je ne crois rien de ses arguments de 2008. Ecrire que :

"les contrats en fonds propres présentent trois autres avantages. Premièrement, un investissement en fonds propres place l'IMF sur le même plan que la micro-entreprise et par conséquent permet de régler les problèmes d'agence dans leur relation contractuelle. De ce fait, la microentreprise considère l'IMF comme un associé, un partenaire qui l'aidera à parvenir au succès. Deuxièmement, le recours aux fonds propres permet à l'IMF de mieux gérer son exposition au risque non systématique par sa participation aux décisions stratégiques qui ont un impact direct sur la rentabilité de la micro-entreprise. Enfin, l'utilisation des fonds propres permet d'éviter le caractère cynique du paiement de l'intérêt sur la croissance de la microentreprise.

Cela me semble une confusion. Ce que l'on cherche, c'est un "effet fonds propres", et non des fonds propres. Le micro entrepreneur, qui n'est pas organisé en société commerciale, a besoin de dettes de dernier rang pour pouvoir éventuellement réemprunter en cas de besoin. L'égalité avec son "associé" est une fiction, et les intérêts ne sont pas plus "cyniques" que les valorisations de sortie d'un investisseur ! (j'ai l'impression que M. Moulin a été influencé par son coauteur de l'époque, Ayi Ayayi, qui a fait sa thèse au Canada sur le capital risque ; et donc préfère le risque à la dette ! )

Le point intéressant, c'est que la question se pose dans des termes comparables au Sud et au Nord sur un point précis, celui de l'effet fonds propres. En gros, les 2 qualités essentielles que l'on attribue à la MF, du coté des banquiers, c'est que :

1 - elle nous débarrasse des couts de production des prêts !

2 - elle crée les faux - fonds propres qui manquent au micro entrepreneur : or plus de fonds propres permettent de prêter plus

Dans le système français de microcrédit, on peut prendre pour exemple de ce mécanisme les prets d'honneur, tels qu'ils ont pratiqués par France Initiative : ce sont typiquement de faux fonds propres avec un "effet fonds propres". On ajoute 100 en haut du bilan, ce qui permet d'ajouter 100 en dettes.

Sur le reste, je dois dire que je reste très sceptique sur l'idée selon laquelle les banques devraient se jeter sur ce marché sinon des organisations spécialisées vont le leur "piquer" : ce n'est pas un marché rentable, et il ne le deviendra pas facilement. Alors que les banques sont poussées à aller au plus simple et au plus rentable.

dimanche 4 octobre 2009

Adie connect - le microcrédit pro en ligne

le site a pataugé pendant un moment, mais là, ça a l'air de marcher. L'idée (je crois conseillée par Cofinoga) est de gagner le plus de temps possible sur les pré-tris des futurs clients. Il est annoncé par ailleurs que l'on peut obtenir un 2nd prêt d'un montant plus important que le 1er : application stricte de données de terrain. Des agents de crédit de l'Adie m'avaient expliqué que le 2nd prêt, "c'est souvent presse bouton" ! Je n'ai aucun chiffre sur les tendances --je vais essayer d'en avoir !

vendredi 21 août 2009

19 octobre : venez débattre des "modèles français" de microfinance (une initiative de la Caisse des dépôts)

je reproduis ci dessous le texte de l'invitation de la CDC. C'est intéressant, au moment ou la Commission embouche trompettes et clarinettes sur la nécessité de développer la MF ! En réalité, j'ai appris récemment que l'essentiel des fameux 100 millions dédiés à la MF étaient des redéploiements d'autres budgets : pas des sommes nouvelles ! Et que le passage par la Banque européenne d'investissement (ou bien le FEI ?) allait sans doute rendre les procédures super - bureaucratiques ...

__« Microcrédit professionnel et création d'activités » lundi 19 octobre 2009 Cité des sciences et de l'industrie de Paris.__

Cette journée de rencontres et d'échanges, dédiée au microcrédit professionnel, support de la création d'entreprise, sera l'occasion de présenter :

- La politique européenne et les expériences menées dans les pays membres,

- Les enjeux économiques et sociaux nationaux du microcrédit pour la création d'entreprise dans le contexte de crise.

Les conditions de développement et de succès des différentes formes de microcrédit seront l'occasion de larges débats entre les acteurs du microcrédit, les institutions bancaires, les représentants de collectivités territoriales, de l'Etat et de la Caisse des Dépôts.

Ouverte par Monsieur Augustin de Romanet, Directeur Général de la Caisse des Dépôts, cette manifestation se déroulera en présence de plusieurs ministres. Dès à présent, nous vous invitons à réserver sur votre agenda cette date importante.

Une invitation personnelle vous sera adressée en septembre afin de participer à cet évènement. Le Département Développement Économique et Économie Sociale de la Caisse des Dépôts

jeudi 23 juillet 2009

Comparaison France Initiative - Adie (la MF en France) - MàJ 27 juillet

Je supprime la référence à Benoit Willot, sur les mérites comparés du prêt d'honneur et du "microcrédit payant", type Adie, car c'était dommage, disais-je, que l'on n'ait pas accès au texte lui même. Or il n'y a pas de texte; donc je supprime la référence...

Les arguments ne surprendaient pas trop les lecteurs de ce blog, puisque j'ai publié ici le papier (en anglais) que nous avons fait, Stefanie Lammerman et moi, pour un récent congrès de chercheurs sur ce thème.

Les échos que j'ai venant de chercheurs étrangers montrent que nous autres français, une fois de plus, nous nous singularisons en faisant coexister deux modèle aussi différents dans notre beau pays ! Ya que les français pour se compliquer la vie à ce point ! ... Mais si ça peut servir d'inspiration (l'idée qu'il n'y a pas de modèle imposé) à d'autres, tant mieux !

samedi 18 juillet 2009

autoentrepreneur, récits édifiants

En voilà un qui mérite d'être lu, y compris entre les lignes. Désormais, d'anciens "employeurs" n'hésitent plus à proposer à des candidats le statut d'autoentrepreneur pour les faire travailler, au lieu de les embaucher sous la forme d'un contrat de travail (c'est trop cher, c'est trop compliqué, c'est trop de risques en cas de conflit...)

La limite, ce sont des histoires que me racontent mes étudiants. L'un d'eux termine son apprentissage. Plus d'embauche, lui dit-on, c'est la crise. Mais comme tu travailles bien, on aimerait continuer avec toi. La solution ? Installe toi comme autoentrepreneur !

Là, on est au delà de l'acceptable. En bonne théorie économique, on transfère tous les risques de l'entrepreneur sur les (ex-) salariés, sans qu'ils bénéficient des autres caractéristiques de l'entrepreneur : maitriser son marché.

Dépendance à l'égard d'un seul donneur d'ordre ; disparition de la base même des protections sociales qui caractérisent les relations sociales dans le pays depuis des décennies... On va, à mon avis, trop vite trop fort.

Et pour des jeunes, c'est une "entrée dans le monde du travail" particulièrement brutale ! On les a déjà endettés jusqu'à leurs petits enfants inclus ; en plus, on leur refuse les protections sociales de leurs parents ! ... Dur pour eux !

samedi 20 juin 2009

Premier rapport sur "la microfinance en France" un peu embrouillé dans les chiffres et les définitions

Ca patouille dans les concepts. Le communiqué de presse est ici (il ressemble plutôt à un résumé du rapport qu'à un communiqué ! pauvres journalistes !) qui énumère tranquillement tout ce quei est prêts, épargne, assurance.

Donc, en gros, la microfinance c'est tout ce qui est micro ? Plus de distinctions entre prêts professionnels et prêts perso ? entre prêts à la personne et prêts à l'entreprise ? assurances pro ou assurances perso ?

Il va falloir que je regarde tout ça de plus près (sans jeu de mot)

dimanche 5 avril 2009

La microfinance en France : "Neither a model nor a comparison"

J'écris un bon gros papier (en anglais ! Quelle galère !) sur la microfinance en France, qui pourrait servir de grille d'analyse sur les questions posées actuellement au Sud. D'accord, je suis un peu focalisé sur quelques questions clé, du genre "quelle influence exercent les fonds d'investissement étrangers ?", car j'ai l'impression que la crise va accentuer cette influence, qui n'est pas toujours positive, loin de là.

voic les premiers alinéas de mon papier (en anglais)

The purpose of this paper is to describe the two very different models of microfinance (MF) that are developing in France; and subsequently to try to underline common questions with the current debates regarding MF in Southern countries.

The comparisons with Southern MF are impossible, because the local conditions are profoundly different. However the questions about efficiency and the links between public intervention and the social impact of MF are relevant.

In France, two main networks, Adie and France Initiative, provide more than 25,000 micro loans a year to people, in majority unemployed, who want to set up a new business. These figures represent more or less 50% of the microfinance activity in the Western part of Europe.

Public money represents more than 80% of resources of these two networks. But one of these wants to escape this and become independent, and “financially sustainable”. The other one explicitly wants to work with public money, considering that financing new businesses for people in trouble is a public duty.

This is a first difference between these two networks, meaning that they have developed very different conceptions of entrepreneurship. Is entrepreneurship a pure “free market activity”? Or is it a way to create collective wealth that deserves (and needs) to be supported by public policies?

The rising questions in the South are the same. The new influence of big foreign investors, very profit-oriented, in mature MFIs (microfinance institutions) in the South makes the situation very unstable; because the influence of these investors is based on a very simple conception of the job. This is pure financial transactions; profits are necessary to raise new resources; public intervention in these fields must be as limited as possible. In France, the intervention of public money is completed by very precise public rules. It concerns two key points: the interest rate ceiling was fixed until recent changes; and it is forbidden for a lender to take the home of his client as collateral in case of a personal or a professional loan. These two points are at the heart of debates in the South.

Of course, the main differences between these two situations, in France and in “the South”, make comparing MF development conditions impossible. Wealth in the countries is different; as is the concept of involvement of public money in MF; even the concept of the aims of MF differs; and finally, the concept of entrepreneurship as a model.

But the questions that arise now, after scandals like Compartamos, are probably not so different. Beginning with this one: Are “free market laws” able to share wealth created by the entrepreneur, between the entrepreneur and the lender? Does this relationship need an arbitrator?

dimanche 1 février 2009

Microcredit in France, a short summary

Microloans are characterised by small loan amounts (according to the 2003 European definition <€25,000) for persons who are excluded from access to bank credit. For business purposes microloans are provided to microenterprises (1-9 employees) and self-employed persons. France is the country in Western Europe where the microcredit sector is the best developed.

This is the outcome of 20 years of activity of three principal organisations: Adie, France Initiative and France Active (all are non-profit organisations). They differ in the kind of products they offer, in their functioning, their sources of funding and with regard to the target group they serve. All these organisations also provide business support services for the entrepreneurs they finance and rely heavily on support from volunteers. These organisations have shown that a huge demand for microcredit exists; since launching their programmes, they have grown substantially.

A study carried out in 2008 by Adie on behalf of the European Investment Fund (EIF) on the gap between demand and supply of microfinance for business purposes in France confirms the huge existing demand for microcredit. The study differentiates between the non-bankable demand (loans below €15,000) and the bankable demand (loans between €15,000 and €30,000) for microcredit. The results illustrate that the demand for microcredit in France is still largely unmet, with 100,000 microloans from banks and between 80,000 and 130,000 loans from non-bank microcredit providers lacking. The financial resources used for setting up an enterprise in France are generally low: in 2006, approximately 50% of entrepreneurs started their business with less than €8,000. However, only about a quarter of all new entrepreneurs took out a bank loan . Banks are often reluctant to provide small loans due to their unprofitability (high handling costs) and a higher risk ratio. Obtaining a small loan is even more difficult for persons who do not have the means to bring in a considerable amount of own capital and who lack necessary guarantees. This often concerns unemployed persons, especially the long-term unemployed.

Adie has defined the provision of microcredit as its main mission and strategy. It was founded in 1989 upon the private initiative of Maria Nowak and two colleagues. Inspired by the international microcredit model developed in Bangladesh, Adie’s aim is to serve socially and financially excluded persons who do not have access to standard bank loans and who would like to create their own job. 83% of its clients are welfare recipients and unemployed persons with an average unemployment period of two years. Out of these, 42% receive social minima paid to persons who have exhausted employment based income support. Adie’s principal products are microloans up to €5,500 for a maximum period of 24 months. On its loans, Adie applies an interest rate which is today 7.98% plus a 5% commission. The ratio behind this model is to be able to serve a relatively ‘risky’ clientele and at the same time rely as little as possible on public subsidies for the credit activities. The Adie microloan can be complemented by loan products made available through public programmes.

During its 20 years of existence, Adie has expanded its activities significantly. It has today 369 staff working in 131 branch offices spread over the French mainland and overseas territories and disbursed nearly 10,000 loans in 2007 representing a 30% growth compared to the year before. (Adie, Rapport Annuel 2007) Another microlender is France Initiative. France Initiative has a different history and serves a different type of client than Adie. The association was set up upon public initiative in 1985 as a federation of 20 local business support programmes with the global mission to develop economic initiative through business start-up. It works in very close collaboration with the Chambers of Commerce where its local offices are often located. As its main activity, the association disburses quasi-equity in the form of so-called “prêts d’honneur” (‘honour loans’). These are personal, interest-free loans without guarantee that are generally used to leverage a bank loan. In 2007, 66% of France Initiative clients were unemployed. Nevertheless, in contrast to Adie, France Initiative targets relatively experienced, ‘almost-bankable’ persons with projects aimed at creating three to ten jobs. The average amount of a prêt d’honneur was €7,400 in 2007 accompanied by more than seven times that amount in bank lending. Thirty percent of the projects funded by France Initiative are business take-overs. In 2007, it disbursed 12,500 prêts d’honneur out of which an estimated 5,000 enabled the beneficiaries to access a bank microcredit (Adie/EMN, Microfinance Market Study, 2008). France Initiative today federates 242 so-called local platforms with all in all 509 employees. Often new local platforms are set up upon local initiative and partnerships between business owners, Chambers of Commerce and/or regional governments. (France Initiative Rapport Annuel 2007) Complementary to the products disbursed by these two organisms, a number of additional programmes were developed by the French government to support small business start-ups, especially by the unemployed, such as guarantees. Beside equity investment, the organisations France Active which has been in existence for more than 20 years, manages a number of guarantee schemes, amongst which two governmental ones: the FGIF (Fonds de Garantie pour la création, la reprise ou le développement d’entreprises à l’initiative des femmes), a guarantee fund for women entrepreneurs and the FGIE (Fonds de Garantie pour l’Insertion Economique) which is used by Adie to cover a part of its risk. France Active is made up of 39 territorial funds and works with 280 staff. Other governmental programmes complement these services for microentrepreneurs. As such France Initiative and Adie are allowed to additionally provide the ‘PCE’ loan (prêt à la création d’entreprise’ – business start-up loan) which was introduced by the State in 2000 and is managed by the public development bank OSEO. It consists of an unsecured loan between €2,000 and €7,000 with an interest rate based upon state bonds (approximately 5.6%), a six-month deferment on principal payments and a maximum loan term of five years (54 monthly instalments). PCE loans are disbursed to registered new microenterprises not more than three years old as well as to take-overs, regardless of their sector of activity (except for agriculture and real estate). An accompanying bank loan two or three times the amount of the PCE is obligatory. 23,261 PCE loans were disbursed in 2007. In addition, for business started out of unemployment, another loan was introduced: EDEN, a financial advance for entrepreneurs above 50 or younger than 30 years of age and beneficiaries of social minima.

Since the beginning of their activities, the French microcredit organisations have been able to largely increase their activities and the number of loans disbursed. This is the result of several factors that are closely linked: the strong efforts of single persons as is the case for Adie’s president Maria Nowak; local partnerships between business owners, French regions and Chambers of Commerce leading to the development of the France Initiative network; a reinforced acknowledgement of entrepreneurship and self-employment in the political sphere and strong improvements in the legal environment for microenterprises and microcredit.

Regarding the legal framework, Adie has carried out significant lobbying to obtain an amendment to the French banking law allowing certain microcredit providers to borrow for on-lending to microenterprises during the first five years after business start-up. In addition the usury rate for loans provided to individual entrepreneurs was abolished, allowing Adie to set an interest rate that covers part of its expenses. The Adie Microfinance Market Study (2008) acknowledges the efforts made by the French government to encourage the development of microcredit, while highlighting persistent barriers to be addressed such as insufficient funding for business support services and insufficient attention to the informal sector.

dimanche 18 janvier 2009

Economie solidaire : on espère toujours que les banques de la famille auront été plus vertueuses que les autres...

Le débat faire rage dans le monde discret de l'ESS. Les Caisses d'épargne et les banques populaires ont ruiné une bonne partie de leur crédibilité et l'épargne d'une bonne part de leurs sociétaires avec Natixis.

Natixis a été dans tous les "bons coups" : le dernier : c'est Natixis qui a perdu le plus en France dans l'escroquerie Madoff !

Donc faire partie de l'économie solidaire n'est pas une gage de vertu ; dommage !

Deux fins connaisseurs, Pierre Dubois et Michel Abhervé, demandent dans ce texte que les banques de l'ESS reviennent aux basiques : servir cette économie, et non s'amuser sur les marchés.

Réaction amusée de Paul Jorion.

dimanche 2 novembre 2008

Des formations pour accompagner le microcrédit social (en France)

Le REM (réseau européen de la microfinance) annonce les formations destinées aux accompagnateurs du microcrédit social, une procédure mise en place par le Fonds de cohésion sociale.

Voilà le programme.

(il s'agit bien du microcrédit social, par opposition au microcrédit professionnel. Mais le rapprochement, parfois la confusion entre les deux est un des thèmes de ce blog ; d'ou le relais que je fais à cette annonce)

lundi 27 octobre 2008

Le meilleur papier de recherche sur la MF en Europe : un cas anglais

Les 3 finalistes du concours de recherche académique sur la MF en Europe sont disponibles ici. C'est le papier anglais qui a gagné.. Très bien, mais dommage pour le papier des français de Bordeaux : c'est un cas régional intéressant et bien traité.

vendredi 24 octobre 2008

L'Adie fêtera ses 20 ans à la fin de cette année - voici la synthèse

L'Adie vient de mettre en ligne une brochure (en Anglais) sur "20 ans de microcrédit". Ce n'est pas un historique, c'est plutôt une synthèse sur ce que l'Adie a prouvé en se développant.. Et donc un plaidoyer pour le développement.

(on reconnait la "patte" de Maria Nowak : un historique ? sans intérêt ! Plutôt ce qu'il reste à faire !)

C'est probant. C'est magistral. Il y manque juste un peu de nuances par-ci par-là sur le reste du paysage. OK, l'Adie est la plus grande, et de loin, institution de microfinance (au sens strict du terme) en Europe de l'Ouest. Mais elle n'est pas seule, ni en France, ni en Europe.

Et surtout, ses 20 ans d'histoire sont jalonnés d'aides, de coups de main, d'appuis, d'engagements sans doute minoritaires au sein de la société, mais qui ont eu une influence déterminante sur la capacité de l'Adie à se développer --et on n'en entend pas trop parler dans cette brochure !

Bref, bravo l'Adie. Bravo ses soutiens.

mercredi 15 octobre 2008

Reflexion impertinente de Maria Nowak - pourquoi refuser les richesses créées par les personnes en difficulté ?

Maria Nowak, la bien connue présidente de l'Adie, vient de publier un nouveau papier dans le cadre d'une sorte de concours organisé par le CNAM.

Les thèmes sont connus : l'Adie prouve depuis 20 ans que des personnes en difficulté peuvent, en partie grâce au microcrédit, créer des entreprises, donc des richesses.

La qualité de ce papier est liée au fait que depuis quelques années, les études probantes, démonstratives, s'accumulent sur ce thème.

Je dois dire que je continue à ressentir un certain malaise devant des faits aussi probants. Ce que l'on ne mesure pas, c'est l'augmentation du risque personnel pris par les personnes (qui, éventuellement ne sont pas aptes ; ou bien qui vont être insuffisamment accompagnées) ; le niveau de revenus qu'ils en tirent ; et les incertitudes comparées avec les différents systèmes de protection sociale. On ne change pas de culture en une demi génération... Faut y aller doucement !

vendredi 12 septembre 2008

Le marché du MC en France - évaluation 2008, par l'Adie

Une étude prospective demandée par le FEI, dans le cadre de la préparation du programme Jeremie d'appui aux IMF en Europe.

En gros, 70 000 créations auraient accès actuellement à un crédit bancaire au démarrage, mais la demande serait de l'ordre de 200 000

D'ou la place nécessaire des microprêteurs