Voici un lien vers un papier que j'ai publié dans la jeune revue
(c'est le N°2) "Les Cahiers de Friedland", disponible à la Documentation
française.
C'est une synthèse assez factuelle sur les deux aspects de la
question ; d'où vient l'argent ? (donc épargne solidaire, etc.) et ou
va l'argent ? (ce que finance la finance solidaire).
Mon idée est de montrer qu'il subsiste un flou très net sur le contenu et
donc les frontières de ce que l'on nomme "Finance solidaire". Le terme n'a pas
le même sens en Français eet en Anglo-saxon. Mais les traits communs, les
ambitions communes sont suffisamment proches pour que l'on puisse les décrire
comme critères d'appartenance.
En gros, 2 points qui me paraissent intéressants pour nos réflexions en
France :
- Nous sommes ici très orientés vers "Finance solidaire = financer les très
pauvres", alors que les traditions anglo saxonnes s'étendent vers des
réalisations beaucoup plus communautaires, et ne servent pas que les plus
pauvres (voir les grosses Credit Unions aux Etats Unis : c'est un truc au
total assez "petit bourgeois" !)
- l'une des caractéristiques des épargnes solidaires est d'être, au mieux,
du "capital patient", pour reprendre une expression utilisée par Joël Le Bossé,
parti au Québec pour mettre en pratique ses convictions. Financer des projets
solidaires, c'est financer des projets complexes, avec plus d'objectifs, plus
riches et plus complexes, que le pur "Retour sur investissement". Donc c'est
lent, et souvent moins rentable.
(mais ça ne fait pas d'énormes b^tises du genre Subprimes !)