Evaluer la microfinance - Benoît Granger, MicFin

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dimanche 4 octobre 2009

Adie connect - le microcrédit pro en ligne

le site a pataugé pendant un moment, mais là, ça a l'air de marcher. L'idée (je crois conseillée par Cofinoga) est de gagner le plus de temps possible sur les pré-tris des futurs clients. Il est annoncé par ailleurs que l'on peut obtenir un 2nd prêt d'un montant plus important que le 1er : application stricte de données de terrain. Des agents de crédit de l'Adie m'avaient expliqué que le 2nd prêt, "c'est souvent presse bouton" ! Je n'ai aucun chiffre sur les tendances --je vais essayer d'en avoir !

dimanche 27 septembre 2009

How Did Economists Get It So Wrong?

voilà le lien sur le papier de Krugman cité dans mon précédent papier.

C'est costaud, mais faut le lire !

Une perle de stupidité économiste sur l'altruisme (à propos de prêts d'honneur)

Je travaille pour un papier sur les motivations des prêteurs en micro-finance, surtout sur les motivations de ceux qui pratiquent le prêt d'honneur. Il y a un aspect d'aberration économique dans un tel comportement : faire confiance ? prêter à taux 0? tout ça est bizarre... Donc regardons les motivations.

Je cherche un peu parmi les théoriciens, et je tombe assez vite sur cette perle. C'est dans un papier de Jacques Godbout, économiste que je lis toujours avec plaisir.

Pour les utilitaristes comme Bentham, la poursuite de son propre intérêt conduit au bonheur du plus grand nombre. C’est le fondement du néolibéralisme, et la plupart des économistes pensent comme Arrow « qu’il ne faut pas épuiser de façon insouciante cette ressource rare qu’est la motivation altruiste ». Tullock, prix Nobel d’économie, n’affirmait-il pas que la recherche empirique avait démontré que l’homme est à 95% égoïste au sens étroit du terme4?

et le renvoi 4 cite l'origine :

4. «As a result of empirical research the average human being is about 95 percent selfish in the narrow sense of the term » [cité par Mansbridge, 1990, p. 12, qui ajoute que

qui ajoute que « Tullock did not, however, present the evidence for his assertion » – p. 310].

Evidemment... Tullock, prix Nobel, est capable d'affirmer avec aplomb un bon gros n'importe quoi d'économiste, sans le début d'une preuve ou d'une démonstration ...

Le pire que je reproche à ces gens, c'est d'être paresseux. Non qu'ils ne passent pas beaucoup de temps à travailler, mais ils travaillent toujours enfermés dans les mêmes hypothèses.

1 - l'homme est égoïste 2 - l'homme fait de choix rationnels (c'est le bon vieux homo eoconomicus) 3 - donc les marchés sont efficients

et bla bla bla : t'as qu'à voir les marchés financiers, un exemple au hasard

Tiens excellentissime papier de Paul Krugman dans le NYT la semaine dernière, à propose de ceux qui enseignent l'économie dans les meilleures universités américaines. L'hypothèse Keynes était juste devenue une obscénité !

mercredi 23 septembre 2009

12 mesures à prendre, 12 propositions au G20 pour rendre la finance plus responsable et solidaire --quelle ambition !

C'est une initiative angle saxonne, mais bien relayée sur le continent européen. NCRC aux Etats Unis, Inaise, des anglais, FEBEA signent un texte intéressant : il est sur le site de ECRC en français.

mercredi 16 septembre 2009

Pour mesurer les performances sociales, c'est CERISE qui sera utilisé

Pour une fois un petit cocorico. Trois gros opérateurs américains (une fondation Dell, deux ONG : Unitus et Grameen) se mettent d'accord pour faire des mesures de performances sociales d'institutions de microfinance. Jusque là, c'est bien, c'est moderne, mais ce n'est pas tout à fait exceptionnel.

Mais ce qui est flatteur, c'est que l'outil de mesure de ces performances qu'ils vont utiliser, c'est celui crée par la fameuse équipe de CERISE, les français les plus brillants que je connaisse.

Sur les pros de l'évaluation des performances sociales, voir ici le SPM Network

mardi 8 septembre 2009

Sur les évaluations d'impact de la Microfinance : manque de preuves, dit Roodman. mais ça va changer avec les nouvelles méthodes (vive la Randomista !)

Un papier assez courageux du chercheur et blogueur David Roodman, écrit pour le MF Gateway. En gros : 30 ans après, peut-on mesurer des impacts de la MF, singulièrement du microcrédit, sur la vie des pauvres ? Sont-ils, ou certains d'entre eux sont-ils devenus plus riches ?

Hé bien la réponse est : rien de certain. On n'arrive pas à le prouver. Même si on y arrivera sans doute un jour grâce à des méthodes beaucoup plus factuelles d'évaluation. Il s'agit des randomized controlled trials (RCTs), dont la représentante la plus connue est ma Randomista préférée, la fameuse Esther Duflo.

J'ai expliqué (en très résumé) la méthode. Je dois dire qu'au début, elle me choquait ; mais je dois dire aujourd'hui qu'après en avoir parlé avec des praticiens, je suis plus convaincu.

La question de savoir si la MF a enrichi les pauvres n'est pas mince. Mais je pense que la réponse n'influera pas beaucoup l'univers de la MF, sauf à la marge. Et ceci pour deux raisons totalement contradictoires :

- du coté des investisseurs : ça y est, ils sont sur le marché ; et ils ont suffisamment de recul pour savoir ou mettre leur argent, dans la MF rentable et profitable !... Donc le fait de savoir si ça enrichit d'autres qu'eux est secondaire !

- Du coté des opérateurs : pour ceux qui sont un peu stratèges, ça leur permettra de remettre en perspective ce qu'est; réellement, leur métier. Est-ce de fournir de l'argent à des gens ? ou bien est-ce de fournir des signaux à une société locale (du type j'ai confiance dans Monsieur Untel et Madame Unetelle : tout le monde est prévenu !)

En gros, la MF serait pour moi beaucoup plus une fabrique de liens sociaux qu'une activité financière au sens strict...

(marrant parce que je travaille actuellement sur les réseaux français, et dans les déclarations des uns et des autres, je détecte exactement ceci. "En fait, l'argent, on l'aurait trouvé, d'une façon ou d'une autre. Mais le parrainage, l'échange, la confiance, les tuyaux par les pairs, tout ça, on aurait mis des années à l'acquérir". J'outre le propos, bien sûr, pour le plaisir de la démo. Mais l'argent, c'est de la confiance en papier --de la liberté frappée, comme disait l'autre)

lundi 31 août 2009

The Economist V/ Wall Street Journal : toujours les mêmes demi-arguments ! ...

C'st inquiétant de voir combien les débats sur les performances de la MF restent biasiés et incomplets. Aujourd'hui, c'est l'Economist qui répond (en ricanant) au WSJ, qui avait publié la semaine dernière un article. ce dernier avait suscité de nombreuses réponses sur un ton de vertueuse indignation, sur les blogs spécialisés.

L'Economist, on connait les tendances "tout va bien avec les lois du Free Market" de cet honorable hebdo, s'en prend aux mauvaises nouvelles données par le WSJ en se contentant d'interviewer la patron de Compartamos (mes lecteurs connaissent...) et de SKS, la plus grosse IMF indienne qui compte bientôt s'introduire en Bourse. En gros, le raisonnement sur le risques de surendettement des pauvres tient en une phrase :

Microfinance institutions in India have repayment rates of over 95%, suggesting that only a few borrowers are struggling with the debt they have taken on

C'est vrai : tant qu'ils remboursent, c'est qu'ils ne sont pas morts ; donc tout va bien. Mais savoir si les clients ont été enrichis grâce aux prêts, qui leur auraient permis de créer un début de patrimoine professionnels, la question n'est même pas abordée. Au contraire, la seul regret qu'exprime l'Economist, c'est qu'il n'existe pas assez de Credit bureaus : c'est à dire de base de données sur les clients, qui permettent aux préteurs de faire des prêts en se contentant de consulter des profils statistiques.

C'st un argument idiot. Plein de pays n'ont pas encore de Credit bureaus, a fortiori privés, et n'ont pas de volumes de prêts très inférieurs aux pays qui subissent cette modernité américaine. Et autant ces fichiers sont utiles pour les prêts conso, autant la MF n'est pas faite pour ça : lle est faite pour permettrre aux pauvres de créer des richesses, non de se laisser piéger dans l'endettement consommation inadaptée. Pas étonnant : l'autre argument de l'Economist, c'est un couplet en faveur de la BOP, la fameuse BOP de ce cher CK Prahalad.

(Je commence à ressembler à Don Quichotte, moi !)

vendredi 28 août 2009

autoentrepreneur, les premières dérives

mon voisin Benoît Willot a déniché le premier papier (à ma connaissance) sur les dérives dans l'utilisation du statut d'autoentrepreneur. Je suis particulièrement sensible à la description qu'il s'agit d'étudiants ou de jeunes diplomés.

vendredi 21 août 2009

19 octobre : venez débattre des "modèles français" de microfinance (une initiative de la Caisse des dépôts)

je reproduis ci dessous le texte de l'invitation de la CDC. C'est intéressant, au moment ou la Commission embouche trompettes et clarinettes sur la nécessité de développer la MF ! En réalité, j'ai appris récemment que l'essentiel des fameux 100 millions dédiés à la MF étaient des redéploiements d'autres budgets : pas des sommes nouvelles ! Et que le passage par la Banque européenne d'investissement (ou bien le FEI ?) allait sans doute rendre les procédures super - bureaucratiques ...

__« Microcrédit professionnel et création d'activités » lundi 19 octobre 2009 Cité des sciences et de l'industrie de Paris.__

Cette journée de rencontres et d'échanges, dédiée au microcrédit professionnel, support de la création d'entreprise, sera l'occasion de présenter :

- La politique européenne et les expériences menées dans les pays membres,

- Les enjeux économiques et sociaux nationaux du microcrédit pour la création d'entreprise dans le contexte de crise.

Les conditions de développement et de succès des différentes formes de microcrédit seront l'occasion de larges débats entre les acteurs du microcrédit, les institutions bancaires, les représentants de collectivités territoriales, de l'Etat et de la Caisse des Dépôts.

Ouverte par Monsieur Augustin de Romanet, Directeur Général de la Caisse des Dépôts, cette manifestation se déroulera en présence de plusieurs ministres. Dès à présent, nous vous invitons à réserver sur votre agenda cette date importante.

Une invitation personnelle vous sera adressée en septembre afin de participer à cet évènement. Le Département Développement Économique et Économie Sociale de la Caisse des Dépôts

jeudi 23 juillet 2009

Une série de vieux savants accueillant parmi eux une jeune et remarquable femme - la leçon d'esther Duflo (magnifique !)

je viens de découvrir la vidéo. C'est là. Superbe.

Comparaison France Initiative - Adie (la MF en France) - MàJ 27 juillet

Je supprime la référence à Benoit Willot, sur les mérites comparés du prêt d'honneur et du "microcrédit payant", type Adie, car c'était dommage, disais-je, que l'on n'ait pas accès au texte lui même. Or il n'y a pas de texte; donc je supprime la référence...

Les arguments ne surprendaient pas trop les lecteurs de ce blog, puisque j'ai publié ici le papier (en anglais) que nous avons fait, Stefanie Lammerman et moi, pour un récent congrès de chercheurs sur ce thème.

Les échos que j'ai venant de chercheurs étrangers montrent que nous autres français, une fois de plus, nous nous singularisons en faisant coexister deux modèle aussi différents dans notre beau pays ! Ya que les français pour se compliquer la vie à ce point ! ... Mais si ça peut servir d'inspiration (l'idée qu'il n'y a pas de modèle imposé) à d'autres, tant mieux !

lundi 20 juillet 2009

Europe - annonce du nouveau plan sur le microcrédit - bientôt 100 m€ disponibles ? (MàJ 20 07)

un long papier d'Euractiv ici. Pas passionnant, parce que j'ai l'impression que tout est plié dès maintenant.

Et je reste intrigué par l'insistance de la Commission à considérer que le microcrédit, ça commence juste au dessous de 25 000 € : à ma connaissance, il n'y a pas un seul micro-créditeur en Europe qui prête des montants pareils (même du coté de Réseau Entreprendre, qui ne fait pas vraiment partie de cet univers). Donc s'agit il d'une volonté délibérée de "débarrasser" les banques de ces "petits" prêts ? Ou s'agit il de modifier peu à peu les règles prudentielles dans ce domaine ?

MàJ 20 JUillet - En fait, les 100 millions ne sont pas près d'être disponibles, semble-t-il. Il ya de la bagarre entre 2 DG sur la façon de les utiliser. Si ça passe par le FEI ou la BEI, c'est la promesse de procédures infaisables, de conditions impossibles à remplir (et imposées par des gens qui n'y connaissent rien - mais alors rien de rien ! !). Et enfin, parait-il, ce sont des crédits "de redéploiement" : c'est à dire de l'argent pris ailleurs pour le mettre dans ce fonds. Donc aucune augmentation réelle des crédits pour les petites entreprises --qui sont pourtant, dans le discours officiel, le coeur du coeur des préoccupations de Bruxelles !

samedi 18 juillet 2009

autoentrepreneur, récits édifiants

En voilà un qui mérite d'être lu, y compris entre les lignes. Désormais, d'anciens "employeurs" n'hésitent plus à proposer à des candidats le statut d'autoentrepreneur pour les faire travailler, au lieu de les embaucher sous la forme d'un contrat de travail (c'est trop cher, c'est trop compliqué, c'est trop de risques en cas de conflit...)

La limite, ce sont des histoires que me racontent mes étudiants. L'un d'eux termine son apprentissage. Plus d'embauche, lui dit-on, c'est la crise. Mais comme tu travailles bien, on aimerait continuer avec toi. La solution ? Installe toi comme autoentrepreneur !

Là, on est au delà de l'acceptable. En bonne théorie économique, on transfère tous les risques de l'entrepreneur sur les (ex-) salariés, sans qu'ils bénéficient des autres caractéristiques de l'entrepreneur : maitriser son marché.

Dépendance à l'égard d'un seul donneur d'ordre ; disparition de la base même des protections sociales qui caractérisent les relations sociales dans le pays depuis des décennies... On va, à mon avis, trop vite trop fort.

Et pour des jeunes, c'est une "entrée dans le monde du travail" particulièrement brutale ! On les a déjà endettés jusqu'à leurs petits enfants inclus ; en plus, on leur refuse les protections sociales de leurs parents ! ... Dur pour eux !

Artisan et concurrence déloyale de l'autoentrepreneur - spectaculaire

C'est Benoît Willot qui a déniché cet article. C'est spectaculaire. Le même service rendu par un retraité auto-entrepreneur (qui n'a aucun plancher en termes de prix de revient) et un artisan (qui fait travailler un salarié) condamne le second à arrêter son exploitation.

Le ministre Novelli a commencé à transiger avec les artisans, ce qui est une bonne chose semble-t-il, car il y a, à terme, de graves questions de responsabilité professionnelle derrière les travaux faits par les uns et par les autres...

Exemple : la décennale d'un auto-entr, vous la voyez comment, vous ? ;-)

lundi 13 juillet 2009

Profit et performances sociales ? "bien sûr que c'est compatible!" - brève interview à La Tribune

Voilà l'extrait. C'est juste nombriliste !

mardi 7 juillet 2009

Les MFI comme distributeurs : risques de dépendance accrue dans la conso des pauvres

Mon titre n'est pas très explicite. Juste un reminder. Il renvoie à un papier comme celui ci par exemple. C'est une discussion en cours avec des amis, dont Cyril Rollinde, installé en Inde.

La question est : des industriels constatent que les MFI sont des réseaux de distrib très ramifiés, au contact quasi quotidien de leurs clients. Donc on pourrait se servir de ces réseaux comme des réseaux de distrib de n'importe quoi à vendre aux mêmes.

Le risque : "imposer" le prêt et l'achat. En gros, tu prends un microcrédit pour acheter tel ou tel Truc, qui fait partie de la catégorie Consommation beaucoup plus que la catégorie Outil de prod pour créer un business... Et par hasard, c'et le même sous une autre casquette, qui te tente avec les produits de conso, et qui t'attire avec le prêt.

Joli piège, jolie dépendance crée aussitôt. (Rappel : Wal Mart au Mexique a obtenu une licence de banque !)

Le risque supplémentaire : si ce sont les actionnaires étrangers du MFI qui lancent de tels projets, on les imagine bien passant des alliances avec les industriels étrangers qui cherchent des distributeurs locaux. Et dans ce cas, on est typiquement dans une relation inégale : que feront les industriels locaux face à un tel rouleau compresseur ?

samedi 27 juin 2009

Déjeuner avec "La Randomista" Esther Duflo, oui, celles des "Savoirs contre pauvreté"

Par un concours de circonstances, j'ai déjeuné avec Esther Duflo, celle qui à 36 ans a été nommée professeure au Collège de France. Sa chaire s'appelle (le nom était décidé par le Collège de France, pas par elle, précise-t-elle) : "Savoirs contre pauvreté". Ce qui décrit assez exactement l'axe de ses travaux, très pragmatiques.

Son surnom "La Randomista" est ironique et affectueux à la fois (du moins je le suppose). Elle dit qu'elle a fini par interdire à ses étudiants du MIT d'éditer des T shirts avec ce titre et son visage dans un cadre très Che Guevara ! l'ironie a des limites !

Ce "Randomize" en anglais résume une méthode d'évaluation poussée à bout par Duflo. Si vous voulez savoir ce qui est efficace et ce qui ne l'est pas, prenez les mêmes protocoles que les agences pharmaceutiques. 100 personnes testent un Machin actif, et 100 personnes testent un placebo ; rendez vous quelques temps après pour mesure s'il y a eu des effets, quels effets, et ainsi de suite.

Dans le champ de la microfinance, elle dit qu'elle teste aujourd'hui des résultats à Hyderabad (c'est le thème de son dernier papier dans Libération) et une autre expérience encore en cours au Maroc, avec Al Amana et Fouad Abdelmoumi, que j'admire depuis longtemps. Il y a des effets mesurables. Mais sur deux ans, la "vie des gens" change-t-elle ? Non, ni leurs valeurs, ni leur culture...

donc rendez vous dans une génération ? Peut être, mais ça n'empèche pas d'avancer en attendant !

samedi 20 juin 2009

Premier rapport sur "la microfinance en France" un peu embrouillé dans les chiffres et les définitions

Ca patouille dans les concepts. Le communiqué de presse est ici (il ressemble plutôt à un résumé du rapport qu'à un communiqué ! pauvres journalistes !) qui énumère tranquillement tout ce quei est prêts, épargne, assurance.

Donc, en gros, la microfinance c'est tout ce qui est micro ? Plus de distinctions entre prêts professionnels et prêts perso ? entre prêts à la personne et prêts à l'entreprise ? assurances pro ou assurances perso ?

Il va falloir que je regarde tout ça de plus près (sans jeu de mot)

mercredi 17 juin 2009

France Initiative et France Active font (enfin) partie du Réseau européen de la Microfinance, le REM

C'est encore mon voisin de blog qui est le plus rapide. Benoit Willot commente longuement l'adhésion de ces deux réseaux au REM, qui était très largement dominé par l'Adie ces dernières années (ce qui est logique : c'est Maria Nowak qui en avait pris l'initiative, et qui a conservé la présidence pendant 5 ans)

Je dois dire à titre personnel que je suis fort heureux que les 3 réseaux français de "finance solidaire", pour utiliser un terme qui englobe la microfinance, adhèrent à un même réseau européen. L'Adie à elle seule représentait presque la moitié des microcrédits en Europe de l'ouest ; avec cette arrivée, les français se montrent les plus présents à l'ouest (mais pas à l'est : les réseaux de la MF se développent beaucoup plus vite chez les nouveaux adhérents de l'union européenne)

Mais surtout, les français vont enfin pouvoir montrer que les modèles de la finance solidaire sont beaucoup plus variés que la seule représentation monomaniaque qu'en fait le CGAP et quelques adeptes des Free Markets. En effet, France Active avec ses prêts à bas taux d'intérêt et France Initiative avec ses prêts d'honneur à 0% obtiennent des résultats qui sont comparables en qualité et en impact avec ceux de l'Adie.

Ceci renvoie à des conceptions différentes sur le financement des créateurs d'entreprises : mais que l'on veuille ou non en faire une activité rentable, l'essentiel est dans le résultat. Les créateurs sont plutôt mieux accompagnés et mieux financés par ces réseaux, qui montrent un professionnalisme époustouflant, que par les banques --hélas !

Il parait que certaines d'entre elles commencent à apprendre la leçon ? tant mieux !

En France, la moitié des institutionnels pensent qu'investir dans la MF est "un moyen d'investir de manière responsable et solidaire"

C'set un sondage Altedia cité par Boursorama. Mais 5% seulement d'entre eux investissent réellement. Manque de transparence, manque de liquidité sont les objections, semble-t-il

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