"Ma vie mon œuvre" (ironie inside) : Je suppose que quand celle-ci et celle-là sont déjà bien avancées, on peut se permettre... voir ci dessous.

Benoît Granger

(Actualisé en Juin 2014) Je suis prof d’entrepreneuriat depuis 2004 dans plusieurs programme de Master. Jusqu'en 2012 à Novancia, ou j'étais responsable de la filière Entrepreneurs du Master ; depuis à Dauphine, Master Entrepreneuriat et projets innovants. Depuis 2012, je suis impliqué dans le développement de la finance participative (le crowdfunding) et travaille sur la déontologie des plate formes. Parallèlement, je travaille également sur l'éthique du métier en présidant le Comité d'éthique de la Caisse solidaire ; et comme consultant, je travaille sur les difficultés des banques vis à vis des créateurs d'entreprise (pourquoi ça marche si mal ? comment peut-on améliorer le truc ? réponse dans quelques mois !...)

Auparavant, j’ai été d’abord et avant tout journaliste, métier pour lequel je garde une affection très particulière ; puis "financier solidaire", puis un temps consultant et épisodiquement expert auprès de la commission européenne. Deux domaines principaux d’intervention : les politiques publiques en matière de création d’entreprise et les finances solidaires (incluant la microfinance et une partie de la finance participative).

Mes missions ont souvent porté sur l’évaluation. Ce qui, dans un domaine ou il existe très peu de références, oblige à créer des outils et des concepts... C’était le cas notamment avec les deux travaux « au long cours » auxquels j’ai été associé à partir de la fin des années 90 :

1 - L’adaptation du Rating GIRAFE. Il s’agit de l’outil de rating utilisé par PlaNet Rating (filiale de PlaNet Finances) pour mesurer les performances des IMF des pays du Sud. Ma mission a consisté à adapter l’outil aux institutions de microfinance du Nord. Très concrètement, il s’agissait de « déshabiller » l’outil et de vérifier quels concepts, quels indicateurs, etc., devenaient pertinents pour analyser, par exemple, les activités en France de l’Adie, de France Active et de France Initiative.

Après cette mission, « GIRAFE solidaire » a été développé à part, et contribue aujourd’hui aux débats organisés par le CGAP (Banque mondiale) pour valider des indicateurs standardisés, qui seront inclus dans la base de données de MIX Market à partir de 2009

2 - L’application du SPI de Cerise (Social performance indicators) aux financiers solidaires en France. SPI était un projet, à la fin des années 90, qui consistait à construire une série d’indicateurs de performance sociale, et les valider sur une trentaine d’IMF des pays du Sud (Amérique Latine, Asie du Sud et Afrique). J’ai fait la même opération sur le « trio » français, afin de mesurer dans quelle mesure les indicateurs en question restaient valables, et quels étaient les benchmarks adaptés.

Aujourd’hui, SPI est devenu ProsperA, un outil complet de mesure de la performance sociale. Il fédère un nombre important d’organisations et a acquis une crédibilité considérable auprès des grands bailleurs de fonds.

  • * * * *

Auparavant, au début des années 90, j’ai rejoint ce qui était alors la Fondation France Active pour y créer et diriger la SIFA, la société d’investissement France Active.

Je l’ai dirigée pendant sept ans ; ai investi dans une cinquantaine de PME, pour l’essentiel des entreprises d’insertion dont certaines sont devenues des références comme Envie ou le groupe IDEES , et chez des « financiers solidaires », comme Autonomie et Solidarité (qui fait régulièrement des appels publics à l'épargne solidaire), la NEF (future première coopérative bancaire européenne), Garrigue qui grandit, etc.

En 2014, la SIFA a dépassé les 100 millions d’€ de fonds propres, et j’avais commencé avec un capital de 10 millions de Francs, en 1991 !. Et je continue dans ce métier en étant, à tire personnel et bénévole, membre du Comité d'investissement de Financités, la société de capital risque solidaire créée par PlaNet Finances pour les projets des banlieues.

Enfin encore avant, années 70 et 80, j’ai été journaliste : à Liaisons Sociales, puis nous avons crée avec un associé le magazine « Défis – créer son entreprise » qui a été leader sur ce « créneau » pendant les années 80. Vendu au groupe présidé par Bernard Arnauld, il a été ensuite arrêté : dommage !

(On en trouve encore à vendre, comme de précieux souvenirs sur Ebay et sur Price ministe

Tout ceci m’a donné l’occasion d’écrire quelques livres et de faire (ou de contribuer à) des études en tant qu’expert sur des sujets plutôt innovants (pour l'époque !)

  • * * * * *

Et enfin je suis membre de 3 associations auxquelles je tiens beaucoup pour des raisons diverses :

Je suis l’un des membres fondateurs (1995) de Finansol, l’association des financiers solidaires, et l’une des rares personnes physiques à en être membre (car cette association réunit uniquement des institutions financières : opérateurs solidaires et banques)

Je suis également membre fondateur (2000) de "MicFin - les réseaux de microfinance", association pour la diffusion de l’information sur la microfinance en Europe de l’Ouest

Et enfin, je suis aussi l’un des membres fondateurs (2006) de ECRC, european coalition for responsible credit, à la demande de mon ami Udo Reifner