C'est l'une des prochaines questions sensibles en matière de MF. Et, coîncidence, la question se pose à peu près dans les mêmes termes dans certains pays du Sud et du Nord.

(voici une actu sur le Cambodge)

En résumé : faut-il mettre en place des "credit bureaux" comme aux Etats-Unis ? Mais aussi comme dans la plupart des pays européens (saut en France)

Les Bureaux en question, pour aller vite, ce sont des sociétés privées qui enregistrent tous les prêts contractés par des particuliers ; les mettent à disposition des prêteurs (banquiers et stés de prêts à la consommation), et attribuent une note aux emprunteurs. De cette façon, il obtiendront (ou non) un prêt ; et s'il ont une sale note, un prêt à un taux d'intérêt très élevé.

C'est ce que l'on appelle en France le "fichier positif", par opposition au "fichier négatif" qui n'enregistre que les incidents dans le remboursement des prêts. Il n'existe en France, jusqu'à maintenant, que des fichiers négatifs.

( Il ya plein d'objections aux fichiers positifs. Je dois dire que j'ai du mal à comprendre la logique d'ensemble. J'ai plutôt l'impression que c'est le résultat de l'influence des prêteurs. Car s'il faut protéger les libertés publiques (raison en général invoquée) il y a plein de solutions...)

Mais l'Europe est passée par la. La directive sur le crédit conso, adoptée en janvier dernier, permet évidemment aux Credit bureaux de s'implanter partout.

Mais la question centrale est la suivante. Les Credit bureaux sont-ils utiles pour l'activité de prêteur professionnel, en plus des prêts personnels (prêts à al consommation) ?

Pour les prêteurs "conso", c'est évident. Ce sont les Credit bureaux qui leur permettent de prêter à des profils statistiques plutôt qu'à des êtres humains. C'est un gain de temps considérable.

Pour les prêteurs "pro", c'est autre chose. Traditionnellement, eux, ils prêtent à des personnes qui ont des projets ; et d'ailleurs ils NE prêtent à ces personnes que parce qu'elles ont des projets ; et des projets crédibles et de bonne qualité.

Si on se met à tout mélanger (prêter à des profils, prêter à des personnes-projets), ça craint. Ca veut dire qu'une partie de la MF professionelle perd ses racines. Ces prêteurs ne s'impliquent plus dans les projets ; mais vont se contenter de vérifier si le type est solvable et s'il a eu des incidents ; point !

J'y reviendrai.