Encore un papier sur l'un des Blogs de la Banque mondiale sur le récent débat à Genève entre Yunus et Michael Chu, tenant pur et dur du "free market", comme son président sortant ; mais aussi ancien président de Accion, qui était impliqué très nettement dans le scandale Compartamos.

Si vous avez la patince de lire jusqu'au 8ème ou 9ème commentaire, Rosenberg répond à ses commentateurs. Le résultat est consternant. OUi, peut être que les Crédit unions facturent des interets inférieurs à ceux facturés par Compartamos. Mais les services ne sont peut être pas les mêmes (sont ils ou sont ils pas ? A ma connaissance, les Credit unions procurent des services à leurs clients -et associés- nettement supérieurs aux services procurés par les usuriers ! ! !)

Mais le pire est ici :

I agree with Jeff that it would be interesting to offer Compartamos clients the alternative of member-managed self-help savings and loan groups. My own unreliable guess is that clients would use both services. Jeff and Hugh Allen will correct me if I'm wrong, but my impression is that savings-financed loans within member-managed groups tend on average to be smaller, simpler, and sometimes shorter-term than MFI loans.

La question de savoir si la MF a absolument besoin de capitaux extérieurs pour se développer est une réelle question : Yunus répond non, si les investisseurs en question traitent la MF comme une "classe d'actifs" parmi d'autres : dont ils attendent la mêm rentabilité. Et, à mon avis, il a raison.

Rosenberg répond : on peut pas faire autrement ! on est préssés ! Et les self help groups et tous ces trucs compliqués, ça perd du temps !

Lamentable réduction du raisonnement à : la MF, c'est comme les autres marchés financiers. Faut que ça crache, et en vitesse. Peu importe les liens sociaux et la façon, nécessairement lente, de les construire.