Des investisseurs extérieurs aux IMF, une fois majoritaires, prennent le pouvoir et licencient les fondateurs.
Par Benoit Granger le jeudi 12 mars 2009, 10:34 - 2 2 - investisseurs dans la microfinance - Lien permanent
Je ne cite pas ma source parce que je ne lui ai pas demandé son autorisation, mais le bref compte rendu ci dessous fait froid dans le dos.
On sait qu'il y a eu des manifestations violentes au Nicaragua, l'été dernier, de clients contre des IMF qui les étranglaient avec des taux d'intérêt usuraires. En effet, les IMF en question saisissaient les maisons des clients aussitôt le premier défaut de remboursement.
Il n'y a peut être pas de lien immédiat, mais voici ce qui se passe dans certaines IMF qui acceptent l'entrée de gros investisseurs extérieurs à leur capital :
Voici ce qui se passe lors du processus de transformation des IMF en sociétés financières régulées :
"Au cours de ce processus, les investisseurs des grands fonds internationaux (ResponsAbility, Blueochard, Oikocredit, Alterfin, Microinvest, Globalpartnerships, etc.) qui entrent dans le capital de ces IMF se retrouvent majoritaires dans les Directions des IMF laissant les promoteurs locaux minoritaires dans la prise de décision. Les institutions de conseil comme S(...) apportent leur expertise dans ce sens.
"Dans le cas d’ACODEP au Nicaragua, lors de son processus de transformation en banque, la nouvelle direction a purement et simplement licencié son fondateur Armando Garcia. Autre exemple au Pérou où ces fonds détiennent maintenant 5 sièges des 7 postes de la direction de CONFIANZA…Ceci est révélateur de la mainmise des fonds internationaux sur la destinée de quelques organisations les plus performantes de la microfinance au niveau mondial... "
"Performantes" au strict sens financier du terme. On imagine très bien le dialogue impossible entre les fondateurs, qui restent liés à leurs clientèles pauvres, et les nouveaux arrivants à qui on a promis (et qui ont promis à leurs souscripteurs) des rendements maxi !
Le piège est atroce.
Commentaires
Bonjour!
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Marine
Crise des subrimes : une explication simple pour ceux qui essaient encore de comprendre.
(inspiré d'un blog)
Alors voilà,
Me Ginette a une buvette à Bertancourt, dans le Nord (ch'ti).
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses très fidèles clients, tous "alcoolo", et tous au chômage de longue durée.
Vu qu'elle vend à crédit, Me Ginette voit augmenter sa fréquentation et,
en plus, elle peut même augmenter un peu les prix de base du "calva"
et du ballon de rouge.
Ses créances deviennent assez importantes, mais elle tient (toujours/encore)
Max, jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui,
pense que les "créances" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Me Ginette
(il ignore ou pas qu'il a des dettes d'ivrognes comme garantie).
Au siège de la Banque, des "Traders" avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre, non sans expliquer que ces "actifs"
ont en réalité, 10 fois leur valeur annoncée : c'est sans danger..
La Banque récolte ainsi (n) fois la créance de Me. Ginette.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous, mais sur-côtées à chaque transaction (les ardoises des "alcoolo" de Me Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de plus de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les "alcoolo" du troquet de Bertancourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes ..
La buvette de Me Ginette fait faillite,
Max a été viré, les "traders" ne sont pas inquiétés,
pas plus que le grands "pontes" de la Banque.
Maintenant je lance le jeu de piste :
OU EST PASSE LE POGNON ?
le premier qui trouve a gagné !