le point de vue américain est ici.

Berhent explique qu'il a fallu un choc conjoncturel (?) de très grande ampleur pour que le débat intellectuel se déplace de : "une politique de l'emploi, ça sert à rien, suffit d'attendre que ça reparte" vers "une politique de l'emploi, ça peut être un ensemble de décisions qui pèsent sur les marchés".

il termine prudent :

Naturellement, de telles mesures (note : de soutien aux états par le fédéral) sont assez étrangères à la pensée économique dominante dans les milieux politiques américains, y compris au sein des démocrates. Il suffirait que l’administration Obama évoque la possibilité de le prendre en considération pour que les républicains brandissent le spectre du « socialisme », comme ils l’ont fait cet été dans le débat sur la réforme de la santé. L’enlisement de la crise actuelle pourra-t-il faire bouger les lignes? Rendez-vous au sommet-emploi de la Maison Blanche le 3 décembre…

Je suis sans aucun doute influencé par ma fréquentation des historiens ces temps ci, mais décidément, j'aime ces modestes scientifiques des "sciences molles" qui utilisent assez peu les outils réputés exacts (les maths des économistes) et beaucoup les faits et leur mise en perspective.

Le rapport ? on est en train d'inventer en Europe des formes d'emploi qui se rapprochent de "l'autonomie", en tous cas de l'individualisation qui sont une façon sophistiquée de contourner les règles devenues trop rigides des emplois d'un marché normé ( = pour aller vite, des grandes entreprises, sur le modèle de l'emploi public).

Et quand on traite ça sous la forme d'un encouragement à l' "esprit entrepreneurial", ça m'inquiète ! Entrepreneur c'est autre chose : c'est d'abord en avoir la volonte, de préférence. pas y être condamné ! ! !