le rapport de l'IGF de décembre 2009 sur le microcrédit, à télécharger ici (attention, c'est du lourd!). Franchement, je suis déçu ! L'IGF, qui est censée conseiller son ministre, propose une définition du microcrédit qui me parait être un choix idéologique simplet.

Page 4 : Il s'agit "d'un crédit à tire onéreux (ce qui exclut les prêts d'honneur,..." etc.

J'analyse cette position comme une position idéologique : il faut facturer des intérêts pour reconstituer le capital du prêteur, sinon on est dans un Machin désintéressé qui ne s'appelle pas crédit. Pourtant une tradition énorme du crédit gratuit, du crédit social, mutuel, coopératif prouve, s'il en était besoin, qu'il y a plusieurs façons de traiter la question. Et que celle ci est partisane.

J'ai traité du débat académique à propos des Welfarists et du Sud dans un gros papier indigeste et, pire encore, en Anglais. J'y reviendrai.