C'est la chute de ce brave petit compte rendu dans la presse "grand public" (Le Temps de Genève) qui me fait soupirer de déception. C'est à propos de la réunion de 3 jours à Genève du Social performance task Force, plein de gens intéressants, et même dont je suis théoriquement membre depuis des années...

voila la chute du compte rendu :

"Pour sa part, Melchior de Muralt, président du World Microfinance Forum, sis à Genève, a mis en garde contre les faux espoirs placés dans la microfinance ainsi que contre la tendance à tirer sur l’ambulance. «Il y a tout de même 4 milliards de personnes qui n’ont pas accès aux crédits et nous devons trouver un moyen qui permette aux investisseurs de gagner de l’argent et aux clients de sortir de la pauvreté», a-t-il déclaré.

et voilà, ça s'arrête la. "trouver un moyen" de connecter les pauvre aux marchés, de façon que les unijambistes investisseurs "gagnent de l'argent", car ils ne savent rien faire d'autre. Rien d'autre, aucune autre hypothèse. pas d'argent public, pas de critères du bien commun, aucune hypothèse un peu sophistiquée dans les quelles on ne regarderait de près si le mélange adroit de subventions publiques et de savoir faire privés ne serait pas plus efficaces --avec de meilleures performances sociales à la fin !

Mais comment peut on encore aujourd'hui raisonner aussi simplet ? Alors que les preuves s'accumulent : dès qu'il y a des investisseurs dans des instiutions de microfinance, on peut être sur que celles ci vont déraper sur leur mission, qui est de servir les pauvres...