D'accord, le titre est une impertinence. Mais j'avais fait ce papier comme une réaction d'agacement (pour ne pas dire plus) à la lecture d'un appel à contribution sur l'accompagnement des créateurs d'entreprises. En gros, j'estimais que l'on confond trop souvent corrélation et causalité dans les appréciations que l'on a de l'accompagnement des créateurs.

Bien sûr, c'est utile et efficace d'accompagner des personnes inexpérimentées vers l'entrepreneuriat. Il suffit de faire du terrain pour s'en rendre compte, et j'en ai fait. Mais il est probable que les personnes en question, souvent, se sont auto-sélectionnées : c'est à dire que ce sont les plus malins qui sont allés vers l'accompagnement ; donc que les plus malins réussissent mieux que les autres, pas besoin de lourdes études pour le deviner !

C'est pourquoi je plaide pour que l'on pratique des études de suivi type Duflo (y compris les réserves que j'ai sur l'interprétation de ses résultats). Il parait que c'est le cas : il y a des études en cours par l'Ecole d'économie sur des publics jeunes de quartiers. j'attends avec impatience les résultats !