Je ne cite pas ma source parce que je ne lui ai pas demandé son autorisation, mais le bref compte rendu ci dessous fait froid dans le dos.
On sait qu'il y a eu des manifestations violentes au Nicaragua, l'été dernier, de clients contre des IMF qui les étranglaient avec des taux d'intérêt usuraires. En effet, les IMF en question saisissaient les maisons des clients aussitôt le premier défaut de remboursement.
Il n'y a peut être pas de lien immédiat, mais voici ce qui se passe dans certaines IMF qui acceptent l'entrée de gros investisseurs extérieurs à leur capital :
Voici ce qui se passe lors du processus de transformation des IMF en sociétés financières régulées :
"Au cours de ce processus, les investisseurs des grands fonds internationaux (ResponsAbility, Blueochard, Oikocredit, Alterfin, Microinvest, Globalpartnerships, etc.) qui entrent dans le capital de ces IMF se retrouvent majoritaires dans les Directions des IMF laissant les promoteurs locaux minoritaires dans la prise de décision. Les institutions de conseil comme S(...) apportent leur expertise dans ce sens.
"Dans le cas d’ACODEP au Nicaragua, lors de son processus de transformation en banque, la nouvelle direction a purement et simplement licencié son fondateur Armando Garcia. Autre exemple au Pérou où ces fonds détiennent maintenant 5 sièges des 7 postes de la direction de CONFIANZA…Ceci est révélateur de la mainmise des fonds internationaux sur la destinée de quelques organisations les plus performantes de la microfinance au niveau mondial... "
"Performantes" au strict sens financier du terme. On imagine très bien le dialogue impossible entre les fondateurs, qui restent liés à leurs clientèles pauvres, et les nouveaux arrivants à qui on a promis (et qui ont promis à leurs souscripteurs) des rendements maxi !
Le piège est atroce.