Evaluer la microfinance - Benoît Granger, MicFin

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Tag - aide publique

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mercredi 8 octobre 2008

L'intervention des pouvoirs publics dans la MF n'est plus autant diabolisée qu'auparavant par le CGAP

le CGAP semble évoluer par rapport à ses positions anciennes, très "libérales" en matière d'implication de la puissance publique dans la MF. Depuis des années, les papiers du CGAP relayaient l'idée un peu simple selon laquelle la MF doit s'autofinancer ; et donc l'intervention publique ne peut avoir que des effets perturbateurs.

D'ailleurs, certaines vieilles pratiques apportaient de l'eau au moulin : taux d'intérêt capés (taux d'usure trop bas, ou définis de façon peu opérationnelle) ; pressions diverses pour que les IMF financent untel ou untel, etc.

Mais ceci ne suffit pas à faire une analyse stratégique. Est-ce l'influence de la crise financière actuelle ? L'idée de la légitimité des pouvoirs publics à intervenir dans ce secteur fait un vrai retour. A confirmer.

lundi 15 septembre 2008

Les aides publiques aux TPE - évaluation de 2003 et méthodes

Le lien renvoie sur le site de la Documentation française, qui a publié en 2004 le rapport de l'Instance d'évaluation dont j'étais le rapporteur général.

En gros, il s'agissait (pur la première fois, semble-t-il) de travailler avec des méthodes rigoureuses sur cet ensemble flou que constituent les aides directes et indirectes aux TPE et à la création d'entreprise.

Ce lien est ici parce que des universitaires (Duguet et d'autres) ont montré que les créateurs d'entreprises qui recevaient des aides étaient aussi des créateurs qui "réussissent mieux que les autres" (dans quel sens marche le lien causal ? je dois dire que je n'ai pas réussi à prouver quoi que ce soit dans cette direction !)

Mais ceci renvoyait également à un fait établi dans notre rapport : les petites entreprises montrent la même corrélation. Celles qui ont reçu des aides publiques sont aussi celles qui "bougent" mieux, se développent plus que leur population de référence.

Il y a encore une autre étude plus passionnante : la même corrélation est établie avec les petites entreprises qui reçoivent un prêt bancaire.

(S'il faut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade ? La réponse est oui)