La devise est connue ; elle est typiquement Shumpeterienne. Ce ne sont pas les entrepreneurs installés qui sont les mieux capables d'anticiper des besoins, des demandes nouvelles, et, a fortiori, la techno qui vont avec. Les banques de détail sont en train de jouer le rôle des fabricants de calèches, car l'essentiel de l'innovation dans les projets P2P se font sans elles, et parfois contre elles.
Deux papiers assez vifs sur ce thème. L'un d'un observateur avisé ; l'autre du temple de la finance, le FT (zut, perdu le lien)
Je cherche à connecter avec les recherches de la FING sur la fabrication de la confiance sur le Net. La connexion avec la MF est évidente. Si on est d'une part sur les fondamentaux ( = MF = confiance) et sur des convictions plus politiques type Yunus ( = pas d'investisseurs étrangers s'ils se contentent de chercher des taux d'intérêt élevés), on est bine dans la confiance ; à l'opposé de la défiance qui fonde aujourd'hui les technologies du prêt.
MàJ : il n'y avait pas de règlementation très stabilisée aux USA sur le régime juridique applicables aux P2P. Prosper vient d'en faire les frais, avec 1M$ de "settlement" avec la SEC.
C'est un peu technique, mais peu importe : le gros problème est ailleurs. Si les prêts de Prosper peuvent être analysés par un juge comme étant des produits financiers qui n'ont pas été enregistrés alors qu'ils devaient l'être, les prêteurs qui ont fait des prêts non-remboursés pourraient se retourner contre la plate forme ! ! ce qui met par terre le modèle lui même. Dans le modèle P2P, la plate forme est un simple lieu (virtuel) de rencontres qui ne prend aucune responsabilité dans le bon achèvement des transactions !
(c'est sur cette base que Friendsclear a démarré en France, en bordant soigneusement la partie juridique)
cela dit, ils sont, semble-t-il, assez optimistes