C'est l'un des problèmes de l'évaluation de la MF. Nous en avions traité,
avec Udo Reifner,
dans un gros papier paru dans le "Rapport moral sur l'argent dans le monde"
de l'an dernier, à propos de la Directive européenne sur le crédit conso.
La question : les prêts sont-ils vraiment des prêts
professionnels ? C'est à dire fondés sur la qualité du projet (et, bien
sûr de la personne ; mais en tant qu'entrepreneur) ? Ou bien sont-ils
fondés sur un scoring qui ne tiendrait compte que des catégories sophistiquées
des prêts à la consommation ?
La question va devenir cruciale avec les conséquences de la crise
financière. En gros, le crédit crunch va pousser les prêteurs à faire eu plus
simple et rentable (le crédit conso) pour éviter les prets compliqués, lourds
et risqués (les prêts pro à des créateurs).
Donc ces derniers seront "tentés" encore plus qu'aujourd'hui de financer
leur démarrage avec du crédit conso. Mais dans ce dernier, il n'y a rien de la
qualité de la relation fondée sur l'examen de la qualité du projet.
Donc les entrepreneurs prendront des risques (notamment d'incompréhension)
énormes ...