Je travaille épisodiquement au sein d'une petite équipe sur un projet de type "What Works?" dans les politiques publiques des pays proches en matière de soutien à la création d'entreprise.

Les sujet sont nombreux, mais il en est un qui provoque immédiatement les yeux-au-ciel de l'honorable assistance d'experts divers : c'est, bien sûr, la microfinance ! Ras le bol est la première réaction. La suivante, c'est : seule la France a sû développer ce business, parmi les principaux pays de l'Ouest (Europe de l'Ouest, bien sûr les USA ont une tradition un peu différente).

Et la troisième réaction, je ne vous cite pas le mauvais esprit qui dit ça, c'est : je pense que je vais arriver à le prouver : chez nous, il y a plus d'argent dépensé à payer des gens qui "s'occupent" de MF que d'argent réellement prêté à des créateurs d'entreprises !

Et en plus en France, on a deux modèles totalement différents de MF, avec l'Adie d'un coté et France initiative de l'autre. C'est à n'y rien comprendre. D'ailleurs nos préconisations s'en ressentent : on a du mal entre experts à se mettre d'accord sur ce qui est exportable et sur ce qui ne l'est pas !

Mais, précisément, c'est ce que j'aime dans cette situation. On peut proposer deux projets très différents à un ministre en lui expliquant les avantages inconvénients de l'un et de l'autre