Evaluer la microfinance - Benoît Granger, MicFin

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Tag - paying taxes

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dimanche 23 novembre 2008

DB - doing business, la critique méthodo

Les rapports Doing Business acquièrent une influence assez inquiétante sur les pays fragiles (en développement et / ou en transition). On le sait ; et c'est uen sorte de course à l'échalote, un concours de "modernité" (?) reposant tout entier sur des critères de classement qui sont très discutables.

A propos de discussion, j'ai retrouvé ici le rapport fait par un organisme indépendant sur la validité méthodologique des rapports DB. C'est un peu technique mais passionnant.

Sur mes réticences à l'égard de DB : femmes, taxes

MàJ : magnifique mise en perspective historique sur Doing Business : "Napoléon contre la croissance?" (ironie inside) par l'historienne Claire Lemercier

mercredi 12 novembre 2008

Paying Taxes 2009, d'après Doing Business

La pression augmente, de la part des arbitres mondiaux de l'entrepreneuriat. C'est la parution du 3ème Paying Taxes.

Le truc qui me gène dans les rapports Doing Business est leur coté univoque. Un seul objectif est retenu comme critère essentiel, c'est "la liberté des entrepreneurs" : de s'installer, de faire des affaires, de gagner de l'argent, de fermer leur boite (pour aller ailleurs ?). C'est l'équivalent du "Free market" de Bush (il a redit sa Croyance récemment pour manifester ses réticences devant des projets de régulation des activités financières).

Si tout est ordonné à cette "liberté", y compris au détriment des autres, le meilleur pays serait celui on ne paye pas d'impôts du tout, et ou on a "le droit" (parce qu'il n'y a pas de Droit) de faire travailler ses salariés 24 h sur 24 !

(c'est l'une des premières critiques théoriques qui avait été faite par des scientifiques sérieux aux premiers rapports Doing Bus. Non pour manier le paradoxe facile, mais pour marquer le statut de ce type de benchmark. C'est comme "la concurrence pure et parfaite". les plus néo hyper parmi les libéraux disent, simple restriction mentale, que "ça n'existe pas". Mais les mêmes ne cessent ensuite de parler des "imperfections" du marché : comme s'il fallait tendre vers une "perfection" ; dont tout le monde est d'accord pour dire que ça n'existe pas --et d'ailleurs personne ne souhaite que ça existe !)

Un autre aspect est celui de la confusion entre entrepreneurs et profit, y compris celui des investisseurs. Il y a de nombreux critères dans les rapports Doing Business qui s'appliquent beaucoup plus à des capital-risqueurs qu'à des entrepreneurs : or les intérêts des uns et des autres sont différents...

Enfin, dernier point pour l'instant, l'influence des rapports Doing Bus peut se révéler catastrophiques, car ils sont pris pour la loi et les prophètes dans les pays faibles : donc on annonce triomphalement que l'on "a gagné 3 places" depuis l'an dernier --comme si les réformes désormais étaient ordonnées aux résultats d'une étude annuelle très américaine et très idéologique !