Evaluer la microfinance - Benoît Granger, MicFin

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Tag - prêt d honneur

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vendredi 16 juillet 2010

Les prêts d'honneur de France Initiative et de Réseau Entreprendre

Maintenant que mon papier est paru dans la "presse papier", en l'occurrence la Revue L'expansion Entrepreneuriat (N° daté de Juin 2010), je peux Prets d'honneur de France Initiative et de Réseau Entreprendrele publier ici.

Il s'agit d'un papier travaillé à plusieurs reprises depuis l'automne dernier et terminé en décembre 2009 (c'est lent, la "presse papier" !)

Le sujet qu'on m'avait demandé était à l'origine la situation nouvelle qui se présentait pour les deux réseaux (FI et RE) qui s'interrogeaient tous deux sur la façon spécifique de financer des créations d'entreprises innovantes. A force de discuter avec les uns et les autres, académiques et experts du secteur, je me suis aperçu que le principe même des prêts d'honneur était largement ignoré...

Ce qui me sidère un peu de la part des gens qui s'intéressent à la création d'entreprise, car les deux réseaux font quelques 15 ou 16 000 prêts par an --et financent le gratin des créateurs d'entreprise.

D'ou le paradoxe : ceci complètement en dehors des "règles du marché". D'ou ma comparaison avec les principes de l'Adie. On m'a dit, bien entendu, que j'étais de mauvaise foi avec cette comparaison : pas du tout ! Il n'est pas question pour moi de comparer les cibles : l'Adie finance des personnes en difficulté et pas les deux autres. Ma comparaison cherche à comprendre les ressorts, les origines idéologiques de telles différences.

Voilà. Si vous voulez le lire en papier (avec les 2 ou 3 bêtises qu'un secrétaire de rédaction y a ajouté...), vous pouvez vous procurer ce N° de la revue : mais je vous déconseille de l'acheter : 30 €, c'est indécent. Volez le, c'est plus agréable.

samedi 3 avril 2010

prêter, prêter à intérêt, prêter sur l'honneur, etc. --un débat sans intérêt ?

Tiens revoilà le sujet Adie / France Initiative = qui est le plus beau ? –et cette fois, ce n’est pas moi le provocateur, je tiens à le souligner !

Merci à « mon vieil ami » (voir tout en bas) Emmanuel Landais d’avoir pris le temps de commenter mes 2 derniers billets ; merci à Christine Lagarde, qui a autre chose à faire, mais a confirmé la décision : le microcrédit, ce sont les prêts avec un intérêt. Point. Les autres (par exemple les prêts sans intérêt) c’est d’autres trucs –qu’on du mal à nommer d’ailleurs ! Merci à Arvind Ashta d’avoir organisé cette belle et bonne journée de travail à Dijon : c’est là ou je me suis fait un peu engueuler par des représentants de l’Adie, qui pensaient que je leur en voulais car ce sont des sales capitalistes. Ça fait drôle, non ?

Donc merci parce que tout cela me donne une bonne occasion pour préciser quelques trucs à propos de microcrédit et de microfinance en France ; et le niveau et la qualité de la recherche ne sont vraiment pas encore au niveau de la production ! (voir un de mes commentaires ironiques ici)

1 – Prêter, c’est prêter, le reste est accessoire.

C’est rigolo parce que cet argument (que je compte leur retourner) dans mes discussions avec Maria Nowak et avec mon vieil ami Emmanuel, a toujours été le leur. Arrête tes histoires à propos de taux d’intérêt trop élevés. Le problème de notre client Adie n’est pas de trouver de l’argent à 6% ou à 8% : son problème, c’est de trouver l’argent. Point.

Et c’est vrai, bien sûr. Même si c’est vrai avec des limites : l’argent à 8%, n’est pas le même que l’argent à 40% (taux d’intérêt au sein de la communauté Paki, en Angleterre aujourd’hui, d’après mes sources). La limite, sans même parler de règle sur l’usure, est celle de l’efficacité : si mon activité me rapporte 20% et que j’emprunte à 40%, je risque de me ruiner vite !

Mais si l’essentiel est le prêt, dans ce cas, pourquoi pas 0% ? pourquoi pas 2%, comme fait France Active ? pourquoi 10 ou 15% ? les vertus essentielles du prêt pour l’emprunteur (voir plus loin) sont préservées non ? Donc cet argument qui a laissé coi des générations de fonctionnaires se retourne comme une crêpe. Si ce n’est pas important, pourquoi le rendre important ?

2 – facturer des intérêts : quel intérêt ?

Le point important et actuel est celui-ci : dès que l’on facture des intérêts, on est bien dans l’économie de marché. Le prêt est bien une activité lucrative. L’essentiel est que facturer des intérêts signifie publiquement que l’on prête pour, au minimum, maintenir la valeur des capitaux que l’on engage ; et plus souvent, pour en tirer un profit. Un profit : c’est cela qui choquait, parait-il, mon interlocuteur de l’Adie de Dijon : je ne disais évidement pas que l’Adie cherche à « faire du profit sur le dos des pauvres » : je dis que dans l’activité de prêter, on change d’univers entre prêter à intérêt (et quel que soit l’intérêt), et prêter sans intérêt.

3 – prêter à intérêt sans perspective de profit, c’est une entreprise idéologique

Facturer des intérêts, c’est pour tendre vers l’autonomie. C’est ce que proclame Maria Nowak depuis plus de 20 ans, et elle a tenu bon sur ce discours contre vents et marées, même quand nous lui disions (nous étions assez nombreux à l’époque) que ça ne passait pas du tout dans l’opinion publique. Elle a eu raison de son point de vue : elle a éduqué une bonne partie de la haute fonction publique, qui en avait grand besoin.

Mais en même temps, elle a tenu bon sur une entreprise qui était et qui reste profondément idéologique, au sens ou son projet n’avait qu’un lien restreint avec la réalité. Pour le dire très vite : jamais l’Adie n’a réellement compté atteindre l’autonomie financière ; en tous cas, telle qu’elle exerçait et qu’elle exerce encore le métier aujourd’hui. Et d’ailleurs, ça tombe bien parce que tous les professionnels sérieux disent que l’équilibre des comptes est impossible pour la microfinance en Europe de l’Ouest : voir la synthèse Evers & Jung de l’an dernier ; voir la dernière enquête EMN et les réponses des 94 IMF européennes.

Impossible parce que les coûts de production couvrent des prestations qui sont indispensables. Les emprunteurs ont besoin de conseils et même de formation avant de s’endetter. On peut faire prendre en charge une partie de ces coûts par des budgets publics, mais ce n’est jamais suffisant.

Impossible parce que les coûts sont trop élevés, et les taux d’intérêt sont plafonnés (implicitement, par la norme morale, ou explicitement, par des règles juridiques de l’usure). Donc impossible dans ce piège, ce plancher trop haut et ce plafond trop bas, de créer une marge suffisante pour tout payer : payer les coûts de production des prêts et payer le risque, c'est à dire les pertes liées aux clients qui ne remboursent pas !

4 – si on atteint l’autonomie, la fameuse sustainability du CGAP, en faisant de la microfinance, c’est que l’on change de logique et de produits

Tout ceci parce que l’Adie fait (ou faisait jusqu’à maintenant) le métier tel qu’il doit être fait : c'est à dire avec une évaluation de la qualité des personnes et des projets ; donc avec des coûts de production importants.

Donc si l’équilibre est impossible, j’en conclue que l’Adie veut « donner une leçon » à ses clients. Nous vous facturons un intérêt parce que c’est comme ça dans le monde du business. Parce que « la dure discipline du remboursement », etc. Parce que l’argent, ça coûte. Parce que, enfin, les « lois du marché », c’est ça.

Ok : l’Adie a décidé avec Adie Connect de développer d’autres techniques de prêt, plus proches des prêts conso / revolving que des prêts pro. Je pense que c’est un risque énorme parce que les créateurs n’auront plus aucune confrontation avec « un pro » : un conseiller qui serait capable, idéalement, de les mettre en face de leurs projets, de leurs rêves et de leurs risques. Mais les gains en coûts de production sont tels que c’est tentant ! Je ne sais pas ce que ça va donner, mais ça mérite d’être évalué au millimètre ! En tous cas, les critères de l’anthropologie, encore eux, montrent que l’on change de système ; sans doute radicalement. Ce n’est pas a priori une critique : c’est juste une observation pour nourrir le travail à faire sur l’évaluation de ce nouveau dispositif.

5 – Justifier le marché par le marché : j’emprunte pour prêter ; donc vous payez cher. Une loi universelle ?

Bien évidemment, je ne retiens pas les arguments de l’Adie sur le fait que l’association doit chercher constamment de nouveaux fonds à prêter, et que l’argent public, les subventions sont insuffisantes (ce que répétait mon contradicteur de Dijon). Donc, dit l’Adie par la bouche de Maria, elle même doit respecter les lois du marché : c'est à dire qu’elle « est contrainte » d’emprunter pour prêter. Je n’y crois pas du tout. Les budgets publics sont en baisse ? c’est faux ! ils sont influençables, les budgets publics. Martin Hirsch à lui tout seul a réussi en 2007 à arracher plus de 2 milliards d’€ à un gouvernement de droite pour les pauvres. Donc avec un groupe de pression, de bons arguments et des preuves de la rentabilité sociale de la microfinance, on trouve de l’argent public !

Je crois que l’Adie n’est pas du tout victime de la baisse des budgets, la preuve étant, par exemple, que les budgets publics allant vers les plate formes de France Initiative continuent d’augmenter. Pour moi, l’Adie n’est pas « victime » : c’est l’Adie qui a décidé de chercher dans l’autre direction, c'est à dire emprunter, de façon à créer un cycle, ou un marché complet. J’emprunte, je prête ; et au milieu, je dois retenir une marge suffisante pour tout payer. Point. Il n’existe aucune autre hypothèse dans notre société : d’ailleurs, nous résument les fonctionnaires de l’inspection des finances dans leur rapport de décembre dernier, le prêt à intérêt, « c’est une définition universellement acceptée » du micro crédit.

Bin non ! C’est une définition qui résulte de l’emprise idéologique des adeptes du « free market ». Mais ce n’est pas la définition universelle du microcrédit. Et je ne vois pas pourquoi on laisserait l’inspection des finances ou pire la Commission européenne nous imposer cette définition. « le microcrédit, c’est du prêt à intérêt » : ah bon ? qui est légitime pour décider ça ?. Alors que le débat, même aux USA reste vif (pour le moins !).

L’Adie a tâtonné dans ses premières années de production. Et c’est normal : à l’époque, au tout début des 90, nous apprenions le métier tous ensemble. Mais dès le début, Maria a fortement orienté le discours sur cet objectif unique : assurer l’autonomie de l’association en couvrant les coûts par les intérêts. C’était une décision stratégique, et l’histoire prouve que, bravo, elle a réussi un truc fantastique. Mais il ne faut pas tout confondre : ce n’est pas la voie unique pour aboutir à des performances comparables. C’est tout ce qui m’intéresse ici.

6 – résultat : une définition free market et stigmatisante de la microfinance

Je répète ici ce que je disais en séance à Dijon : avoir exclu France Initiative du comité qui, auprès de la Banque de France, discute de microcrédit en France, c’est une grosse bêtise. C’est idiot, c’est une décision purement idéologique, et qui a pour effet de bunkeriser le microcrédit. Le MC, c’est réservé aux clients exclus, et c’est réservé aux prêteurs qui leur facturent des intérêts. Les autres, c’est autre chose que d’ailleurs nous ne savons pas nommer.

Si on voulait à tout prix stigmatiser les pauvres et les exclus, on ne pourrait pas faire mieux ! Comme vous êtes pauvres, comme les banques ne veulent pas de vous, on va vous prêter plus cher qu’à ceux qui ne sont pas pauvres… sympa ! Voilà bientôt de retour le vieux fantôme de la « Banque des pauvres » (dite aussi « banque solidaire ») ! On avait eu du mal, à l’époque, à convaincre le patron de la Caisse des dépôts de laisser tomber…

7 – donc avec ou sans intérêt facturé : c’est un débat sans intérêt !le prêt crée du lien (le débat anthropologique)

Le prêt crée du lien, de la gratitude, des devoirs l’un envers l’autre. Dans le cas du microcrédit, l’un sachant qu’il est en surplomb de l’autre : il détient à la fois les objets de son désir et de ses besoins (du fric) ; et il détient en plus une part de ces codes qui permettent le business (l’éducation, le capital social).

Ca, c’est la représentation anthropologique du prêt. Donner accès au prêt à des personnes qui sont exclues du marché des prêteurs, c’est déjà entrer dans le don (au sens anthropologique : voir Mauss, etc.) et donc dans l’altruisme, concept que les économistes ont beaucoup de mal à intégrer dans leurs équations. Je le redis : en facturant, ou non, un intérêt, qui devient très secondaire. Il ya du don dans le prêt, évidemment.

Ce que « la profession » des prêteurs estime être l’essentiel, c’est la confiance créée ; mais aussi la compétence, les apports de conseils et d’avis : ce qui fait le « prêt pro », par opposition au « prêt conso » presse-bouton.

8 – Au passage : on confond par erreur 2 propriétés du prêt d’honneur : l’honneur et l’argent

Dans l’exclusion actuelle du prêt dit « d’honneur » de l’univers du microcrédit, on confond 2 choses. La définition stricte, grammaticale, du prêt d’honneur s’applique uniquement au fait que l’emprunteur s’engage à rembourser « sur son honneur », sur sa parole. Rien de moins, mais rien de plus. C’est par une habitude abusive que l’on ajoute la deuxième caractéristique : un prêt sans intérêt.

Or les fonctions de l’argent restent les mêmes ! j’y reviendrai

9 – D’où nous vient cette répugnance pour l’intérêt ?

C’était le thème du remarquable papier que j’avais révisé pour Dijon la semaine dernière (de Laurence Attuel-Mendes) : quelles sont les règles des différentes religions , et peut on estimer qu’il y a compatibilité entre MF et religion ?. Ce qui est fascinant dans ce thème c’est la proximité des religions en question. La règle, c’est avant tout : il faut donner aux pauvres. Mais dans certains cas, il faut pouvoir prêter ; le moins possible ; avec les plus bas taux d’intérêt possible ; à certaines époques, faire faire ce boulot impur par les juifs, comme l’ont fait les pays catholiques, mais aussi musulmans pendant longtemps.

Même si on ne comprend plus très bien cette répugnance vis-à-vis du prêt à intérêt (parce que c’est anticiper ? vendre du temps ? donc se prendre pour Dieu ?), reste que toutes les religions du Livre sont devenues pragmatiques. Dans les 2 sens du terme - Un lien logique entre le prêt et l’activité. Prêter pour le business est mieux et plus tôt admis. D’où également l’importance dans l’Islam du lien entre prêt pro et risque. Et l’absence de répugnance de la part des protestants car ils se croient bénis de Dieu : voir Max Weber sur ce thème - Et très tôt aussi, ne pas abuser de la faiblesse. Les prêts perso ne doivent pas étrangler l’emprunteur. Je me rappelle par exemple la thèse remarquable de Frederic Schwindt, historien de Nancy, sur les prêteurs qui sont à partir du 13 è siècle des Confréries catholiques de Lorraine.

La règle de base, c’est mettre de l’argent à disposition. Rien de plus. Après, on ajoute selon les cas des critères : c’est prendre un risque ensemble (le prêt à la grande aventure développé par les vénitiens) ; le prêt « extortionate » comme on dit encore aujourd’hui dans les suburbs américains. C’est reconstituer le capital. C’est gagner de l’argent sur l’argent : c’est ce qui choquait le plus nos ancêtres…

Mon fascinant séminaire d’historiens à l’ENS montre que, d’abord, tout le monde est endetté, y compris les pauvres, de façon permanente, immémoriale. Ensuite que les intérêts des prêts varient de 1 à 1000 selon les époques, les situations, les –précisément- rapports de force. Mais qu’avant l’apogée actuelle du capitalisme, le prêt est étroitement enserré dans des rapports sociaux ; dans un système de croyances… Voir la fameuse citation que j’ai copiée du livre de Laurence Fontaine : cette description du prêteur « à la petite semaine » qui n’a pour gage que les serments sur le Christ de ses emprunteuses…

10 – Donc revenir aux basiques : l’important, c’est de prêter en confiance. Le reste : il ya toujours des institutions pour payer les coûts de production.

D’accord : c’est gonflé de lancer une telle affirmation, alors que c’est, en réalité, tellement difficile et épuisant de passer du temps à aller chercher de l’argent. Mais en même temps, c’est la seule façon de faire adhérer des institutions au projet : qu’elles soient publiques ou que ce soit des mécènes privés. Maria a déjà tellement fait évoluer les mentalités et les comportements dans les hautes sphères du privé et du public…

Mais j’y reviendrai avec des chiffres, car ce sont les bases même de l’évaluation qui sont ici en discussion !

11 – le reste des critiques qui m’étaient adressées sortent du cadre. Je connais le dévouement des uns et des autres. Ce n’était évidemment pas mon propos de les mettre en doute ni même de les sous estimer. Mon propos, c’est la recherche sur l’évaluation. Pour évaluer utilement des dispositifs comme la MF, il faut créer des outils car il y a peu de précédents. Il y en a un qui me concerne de loin, c’est le travail fait par Cécile Lapenu, remarquable, sur les performances sociales de l’Adie. Cécile a utilisé des grilles méthodo sur lesquelles nous avions travaillé ensemble au tout début des années 2000 : c’est pourquoi je reste intéressé par la suite !

Voilà ma contribution brouillonne au débat ; c’est très provisoire. Je prépare un papier mieux construit sur le thème, et j’y reviendrai !

(Emmanuel : on se connait depuis + de 20 ans, mais cette expression "mon vieil ami" c'est juste une allusion au débat (un peu vif !) entre Sibille et Draperi sur l'ESS (Sibille qui commence sa réponse en s'adressant à "son ami" Draperi ! ... heu, c'est qui aime bien châtie bien ?) Bref, pour ce qui me concerne, je pense que nous n'avons, ni l'un ni l'autre, jamais douté de nos bonne foi respectives ! Même dans des débats ... un peu vifs !)

jeudi 23 juillet 2009

Comparaison France Initiative - Adie (la MF en France) - MàJ 27 juillet

Je supprime la référence à Benoit Willot, sur les mérites comparés du prêt d'honneur et du "microcrédit payant", type Adie, car c'était dommage, disais-je, que l'on n'ait pas accès au texte lui même. Or il n'y a pas de texte; donc je supprime la référence...

Les arguments ne surprendaient pas trop les lecteurs de ce blog, puisque j'ai publié ici le papier (en anglais) que nous avons fait, Stefanie Lammerman et moi, pour un récent congrès de chercheurs sur ce thème.

Les échos que j'ai venant de chercheurs étrangers montrent que nous autres français, une fois de plus, nous nous singularisons en faisant coexister deux modèle aussi différents dans notre beau pays ! Ya que les français pour se compliquer la vie à ce point ! ... Mais si ça peut servir d'inspiration (l'idée qu'il n'y a pas de modèle imposé) à d'autres, tant mieux !